LE LIVRE D’UN ÉTÉ – Tove Jansson

Au large du Golfe de Finlande, une fillette passe l’été sur une île avec son père et sa grand-mère. Une très belle relation unit la grand-mère, drôle, inventive, espiègle, et sa petite-fille Sophie pleine de craintes. 

Des scènes contées les unes après les autres, épisodes de la vie insulaire en pleine nature. Voyages en barque, tempête imprévue, visite par effraction chez un voisin. La grand-mère de Sophie envisage l’existence comme elle l’entend. 

L’écriture poétique de Tove Jansson offre dépaysement et douceur. 

«Chaque année, les nuits s’assombrissent imperceptiblement. Un soir d’août, on sort de la maison pour faire une chose ou une autre, et on découvre soudain qu’il fait nuit noire. Un grand silence chaud et sombre enveloppe la maison. L’été est encore là, mais il ne vit plus, il s’est arrêté sans flétrir, mais l’automne n’est pas encore prêt à arriver.»

Un roman original et très rafraîchissant! 

«Tout existe si on prend le temps de le chercher, ou plutôt si on a les moyens de le chercher. Et pendant qu’on cherche, on est libre et on trouve un tas de choses auxquelles on ne s’attendait pas.»

Éditions La Peuplade, 2019, 208 pages, titre original «Sommarboken» publié en 1972, traduit du suédois par Jeanne Gauffin

 

Pénéloppe Bagieu a tiré le portrait de Tove Jansson dans sa bande dessinée Les Culottées. Le mode de vie fascinant de cette auteure, peintre et illustratrice finlandaise suédophone née en 1914 suscite intérêt et curiosité. Elle est la créatrice des Moumines, sortes de petits trolls blancs à l’allure d’hippopotames qui ont fait sa renommée mondiale. 

 

Les Culottées tome 1, Pénéloppe Bagieu, Gallimard Bande dessinée

4 Comments

  • Marie-Claude

    Deuxième citation très parlante!
    J’ai abandonné ce roman. Le style ne m’a pas touché une miette. Trop évanescent pour moi? Je préfère les Moumines!
    Tu me rappelle que je devrais mettre la main sur ces Culottées!

    • meellaa

      Je comprends qu’il ne puisse plaire à tout le monde. En le lisant j’avais bien souvent l’esprit qui s’envolait ailleurs, je l’ai lu très lentement. Mais avec le recul, je me dis que c’est un effet pas si désagréable. Et j’ai profondément aimé l’atmosphère.

    • Carolyn Boulay

      L’année dernière, j’ai découvert l’autrice avec ce roman. J’avais noté : petite lecture réconfortante et sans prétention. Après avoir lu les citations ci-haut, il me prend le désir de la relire. L’histoire reste fraîche à ma mémoire. Donc je crois que le livre m’a touché plus que ce je pensais de prime abord.

    • meellaa

      Comme quoi, certains livres marque notre esprit bien plus durablement que prévu. Ravie que ces extraits t’aient donné l’envie de relire ce roman!

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