L’ASTRAGALE – Albertine Sarrazin

Alors qu’elle s’évade de prison, Albertine chute et se brise l’astragale. Recueillie au bord de la route par Julien dont elle tombe éperdument amoureuse, Albertine va devoir vivre cachée et passer son temps à attendre le retour de Julien.

L’écriture de ce récit autobiographique surprend par sa qualité. Nous découvrons les aventures de cette jeune femme déterminée, courageuse et pleine de ressources malgré sa situation.

«Entre toi et moi, à chaque seconde, le temps monte son mur; je reste dans la nuit, mais s’il y a quelque part une aurore et que je découvre le chemin, j’y marcherai»

L’astragale nous offre une galerie de personnages tout droit sortis d’ un roman de Zola. Il y a par exemple, Annie qui coût des cravates à longueur de journées, dans une chambre qu’elle partage avec sa fillette Nounouche. Nous rencontrons aussi Ginette, Jean, Rolande, tenanciers d’un bordel aux allures de guinguette ou anciennes collègues de galère. Cette fresque sociale située dans les années cinquante, évoque des êtres luttant sans foi ni loi pour se sortir de leur misère.

L’auteure Albertine Sarrazin est née en 1937 à Alger. Elle connaît la prison et la prostitution. Malheureusement, elle perd la vie à l’âge de vingt-neuf ans.

Au fait, l’astragale est un os situé dans l’articulation de la cheville. N’est-ce pas un joli mot ?

Éditions Points (poche), 2011, 208 pages, édité en 1965 chez Pauvert.

Cette lecture marque ma dernière lecture dans le cadre du bookclub #cemoiscionlit orchestré de main de maître par Oxyne. Le programme 2022 m’assure déjà un rayon de soleil mensuel durant l’an prochain!

 

6 Comments

  • Marie-Claude

    Dès le début de ton billet, je suis allée chercher la définition de l’astragale! J’aurais pu patienter à la fin de ton billet!
    Je connaissais la femme que de nom. Elle m’intrigue… Et tout le côté fresque sociale m’attire. Je note de ce pas!

    • meellaa

      Ça ne m’étonne pas, ton esprit curieux était mis à l’épreuve! Je crois que j’aurais fait la même chose…
      Albertine a marqué définitivement ma mémoire, dire que je ne la connaissais pas. La lire est un régal. Il règne dans ce roman un petit air d’antan délicieux, ce n’est jamais triste.

    • meellaa

      Ah tiens, tu m’en apprends, je ne savais pas que c’était aussi une plante.
      Qu’on s’entende bien, la comparaison à Zola s’arrête aux personnages, mais il n’empêche que la beauté du style est au rendez-vous.

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